OPPORTUNITÉ DE DEVELOPPEMENT ÉOLIEN DANS LA CREUSE

Commune de Bazelat et Azérables

L’ESSENTIEL

Le projet éolien de De l’Abloux est en développement sur les communes de Bazelat, Azerables, Saint-Sébastien et Saint-Agnant-de-Versillat, au sein de la Communauté de communes Pays Sostranien, dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine

La carte ci-contre illustre la zone d’étude du projet et la position des 5 éoliennes suite aux résultats des études et leur analyse :

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Sur le territoire de la commune de Bazelat et Azérables

Première rencontre sur le terrain en 2018

Date de dépôt de la demande d’autorisation : été 2024

Puissance potentielle 15 à 21 MW

Equivalence consommation électrique annuelle (chauffage inclus) : ≈19 500 personnes (sur la base d’une consommation de 5 000 kWh par an par foyer -2,2 personnes).

Estimation de la quantité de CO2 évitée par rapport à une centrale à gaz : ≈15 120 tCO2

HISTORIQUE

La zone d’étude a été identifiée en 2018 par la société Eolien Citoyen de France (ECDF) qui travaille en partenariat avec Corfu Eole sur ce projet. Une fois le pré-diagnostic réalisé montrant le potentiel de la zone et correspondant à un espace favorable du SRE identifiée dès 2013, ECDF a rencontré les différentes communes concernées qui ont donné leur accord pour le lancement du projet et des études techniques.

Après une année d’échanges positifs et constructifs avec les propriétaires fonciers, la société ECDF s’est associée à Corfu Eole, représentée par la société SEPALE (anciennement Terre et Lac Conseil) pour la réalisation des études nécessaires à l’obtention de l’autorisation environnementale unique.

A l’été 2020, les bureaux d’étude Calidris, ATER et Delhom acoustique sont sélectionnés respectivement pour les études environnementales, paysagères et acoustique.

Après plus d’une année d’étude durant laquelle différentes rencontres avec les acteurs locaux ont été réalisées, des premières implantations ont pu être définies et ajustées au plus faible impact courant l’été 2022.

Les différentes mesures et observations, conduites pendant au moins une année complète, consistent dans un premier temps à étudier le territoire en établissant un état initial (environnemental, paysager, acoustique…). Celles-ci permettent ensuite d’évaluer les différents impacts du projet sur l’environnement, de déterminer les scénarios d’implantation de moindre impact et de définir en conséquence les mesures ERC (Eviter – Réduire – Compenser… Les éventuels impacts restants). Les servitudes publiques et les contraintes techniques ont également été étudiées et prises en compte grâce aux consultations des services compétents.

Après différents ajustements au niveau de l’implantation pour prendre en compte les retours techniques obtenus, la fin de l’année 2023 a été dédiée à la réalisation du dossier d’autorisation environnementale unique.

Lorsque que tous les éléments sont réunis, les dossiers de demandes administratives seront déposés au cours de l’été 2024. Ce sont, ensuite, les services de l’Etat qui instruisent ces dossiers, sous la supervision de la Préfète ou du Préfet de département. L’instruction dure généralement un à deux ans et comporte une enquête publique permettant à toutes les personnes concernées de donner leur avis sur le projet. Cette consultation de la population pourrait se dérouler en 2025. Si toutes les autorisations sont obtenues, la construction et la mise en service de ce parc pourraient ensuite s’échelonner entre 2027 et 2028 pour une trentaine d’années d’exploitation

ANNEE

MISSIONS

2018

Identification des zones et rencontres avec les élus

2019

Rencontres avec les conseils municipaux et accords des propriétaires fonciers

2020

  • Sélection des bureaux d’études
  • Demande d’autorisation de pose de mât de mesure éolien
  • Mise en place d’un comité de projet et présentation du projet aux services de l’État en commission

Fin 2020

  • Lancement des états initiaux (environnemental, acoustique paysager)
  • Concertation avec le représentant de l’association LENA opposé au projet éolien et recueil des points de blocage

Eté à hiver 2021

Etude acoustique et étude complémentaire zone humide

Début 2022

Campagne d’information sur l’éolien auprès des habitants et distribution en boîte à lettre de documentation pour comprendre l’énergie éolienne

Printemps 2022

Résultat des états initiaux

Eté 2022 – 2023

Définition des implantations de moindre impact et séquence ERC concernant les éventuels impacts restants

Mars 2023

Vote à l’Assemblée nationale de la Loi d’Accélération des Energies Renouvelables

Automne 2023

Rédaction du dossier d’autorisation environnementale

2024

Dernière concertation et démarrage de l’instruction

Etude acoustique

PAR DELHOM ACOUSTIQUE

Les résultats de l’étude acoustique permettent d’optimiser la taille, le modèle et le fonctionnement des éoliennes pour préserver la tranquillité des riverains et le respect de la règlementation.

Plusieurs points de mesure extérieurs ont été choisis à proximité de la Zone d’Implantation Potentielle, dans un lieu de vie habituel (terrasse ou jardin) quand cela été possible. Le bruit ambiant a été mesuré à l’aide de 14 appareils de mesures munis de boules anti-vent (diamètre 9 cm) entre le 18 Mars 2022 et le 12 Avril 2022. Cette période a été sélectionnée pour obtenir les enregistrements pendant la période la plus silencieuse de l’année (pas de feuilles aux arbres, moins d’activité humaine et animale). 18 voisinages susceptibles d’être exposés au bruit du projet éolien ont été choisis pour ces mesures (quatre riverains ont refusé de recevoir un sonomètre pour ces mesures).

La carte suivante permet de localiser ces voisinages et la position de notre mât de vent :

Carte des points de mesures

Déroulé de l’étude

1

Mesure du bruit résiduel au niveau de Zones à Emergences Réglementées (ZER) en fonction de la direction et la vitesse du vent

2

Analyse statistique du bruit résiduel aux différentes zones en fonction des directions et des vitesses de vent

3

Simulations des niveaux de bruit générés en zones à émergence réglementée et sur le périmètre de mesure du bruit par l’activité selon les conditions météorologiques et le fonctionnement des éoliennes

4

Évaluation des tonalités marquées

5

Analyse des résultats selon les objectifs réglementaires

Pour chaque catégorie de vent et le type d’éolienne étudié, des conditions de fonctionnement des éoliennes ont été définit afin de respecter la réglementation en termes d’émergence et/ou de niveaux de bruit ambiant. Avec ces plans de gestion, les simulations acoustiques conduisent à des résultats conformes à la réglementation applicable (arrêté du 10 décembre 2021) en zones à émergence règlementée et sur le périmètre de mesure.

A noter que, une fois le parc construit (horizon 2027), des sonomètres seront installés à nouveau aux mêmes endroits que pendant l’étude acoustique, afin de comparer les simulations à la réalité et permettre in fine la mise en place de nouvelles mesures si cela s’avérait nécessaire

Etude environnementale

Le projet de parc éolien de l’Abloux présente un risque environnemental faible et maitrisé, dont on doit constater que les effets négatifs sont « évités ou suffisamment réduits » suivant les termes de l’article R. 122.5 du Code de l’environnement.

Les impacts bruts du projet sur la flore sont nuls et pour la faune, ils sont globalement modérés à fort mais limités dans le temps et maîtrisables par la mise en œuvre de mesures simples (dont l’efficacité est aujourd’hui reconnue).

En période d’exploitation, le seul impact significatif est lié aux risques de collision pour le Milan noir, pendant sa période de présence sur le site (de mars à août). La mise en œuvre d’un système de détection de l’avifaune permettra de réduire sensiblement les risques de collision pour cette espèce. Le second enjeu concerne les chiroptères, justifiant ainsi la mise en œuvre d’une mesure de bridage des cinq éoliennes, suivant des modalités adaptées à la phénologie de l’activité et du risque de collision.

Afin d’éviter et de réduire les impacts envisagés, des mesures d’insertion environnementales seront mises en œuvre par le porteur de projet. Ces mesures concernent notamment :

  • La saisonnalité des travaux, avec une interdiction de mise en chantier en période de reproduction de l’avifaune et des chiroptères
  • La mise en place d’un système d’effarouchement, pour réduire les impacts sur le Milan noir, en sa période de présence
  • Un bridage des cinq éoliennes, pour réduire les impacts sur les chiroptères.
  • La mise en place de barrières anti-intrusion des individus de faune terrestre, et notamment des amphibiens, sur les cinq secteurs d’implantation
  • La plantation de haies sur 760 pour compenser la coupe de 316 m de linéaire de haie.

Etude paysagère

L’étude paysagère consiste à étudier la visibilité des éoliennes envisagées selon 3 aires d’études.

  • Aire d’étude immédiate  (rose) :  jusqu’à 2,6km autour des ZIP
  • Aire d’étude rapprochée (violet) : jusqu’à 7,2km de rayon autour de la ZIP
  • Aire d’étude éloignée (bleu) : jusqu’à 19,6km de rayon autour de la ZIP

L’objectif est de comprendre quels sont les points paysagers sensibles à préserver et/ou à mettre en valeur afin de ne pas perturber la lecture paysagère du territoire.

L’étude comprend un recensement des éléments patrimoniaux et touristiques importants et une analyse des lieux de vie et des principaux axes de communication. Le bureau d’étude ATER les a classés ensuite selon leurs enjeux, a analysé les structures du paysage et a étudié les perceptions visuelles et sociales. L’étude comprend également des photomontages afin de simuler la vue que les habitants percevront lorsque le parc sera installé.

Carte des aires d’étude 

Les photomontages, comment ça fonctionne ?

Tous les points de vue présentant une visibilité sur le parc éolien ne sont pas systématiquement recherchés cela serait impossible sur l’étude d’un territoire de 12km de rayon autour de la ZIP. L’analyse par photomontage des impacts impose de choisir les points de vue effectués dans une logique de représentativité des effets du projet.

Tout en respectant la règle du « positionnement sur l’espace public avec recherche des effets maximisant », les points de vue les plus pertinents en termes de perception sont recherchés (vue « académique » sur le patrimoine, perception depuis l’entrée principale d’un élément patrimonial, orientation des façades bâties, axe de composition…).

Selon les aires d’étude, lorsque ces points de vue ne permettent pas d’établir de covisibilité avec le projet (cas du patrimoine enserré dans un écrin végétal, mais dont la toiture dépasserait des arbres), d’autres points de vue peuvent être sollicités (depuis une voie secondaire, voire locale, etc.).

Le résumé non technique du projet éolien de l’Abloux est une présentation simplifiée des aspects clés du projet éolien. Il met en lumière les principaux points du projet sans recourir à un vocabulaire technique.

Donnez votre avis sur le projet

    BULLETIN D’INFORMATION

    LE SAVIEZ – VOUS ?

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    La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe, en France, à 32% la part d’énergies renouvelables que devra représenter la consommation finale d’énergie en 2030. La production d’électricité par l’éolien doit être doublée entre 2020 et 2050.

    En mars 2023, la loi d’accélération des énergies renouvelables a été votée par le parlement. La zone d’étude du parc éolien de l’Abloux  est située dans les zones favorables au développement éolien.

    L’EOLIEN et les EnR EN QUELQUES CHIFFRES C’EST :

    48,9 TWH

    produits en 2023 pour l’éolien correspondant à la  consommation d’électricité de 21,516 millions de personnes

    11,1 %

    de la consommation électrique nationale en 2022

    29 milliards d’euros

    du bouclier tarifaire sont financés par les EnR pour palier la hausse du prix de l’électricité en 2023

    30,9%

    de nos besoins en électricité en 2023 ont été assuré par les énergies renouvelables

    LOI RELATIVE À L’ACCÉLÉRATION DE LA PRODUCTION D’ÉNERGIES RENOUVELABLES

    Promulguée le 10 mars 2023, la loi d’accélération des énergies renouvelables porte une ambition claire:

    « rattraper notre retard, la France étant le seul pays européen à ne pas tenir ses objectifs de développement du renouvelable, et nous donner tous les moyens pour atteindre nos prochains objectifs qui seront encore plus ambitieux. Il vise donc, avec l’ensemble des textes réglementaires que j’ai pris, à diviser par deux le temps de déploiement des projets et revenir dans la moyenne de nos partenaires européens. » Agnes Pannier Runacher

    La loi s’articule autour de quatre axes :

    1. Planifier avec les élus locaux le déploiement des énergies renouvelables dans les territoires
    2. Simplifier les procédures d’autorisation des projets d’énergies renouvelables
    3. Mobiliser les espaces déjà artificialisés pour le développement des énergies renouvelables
    4. Partager la valeur des projets d’énergies renouvelables

    POUR EN SAVOIR PLUS SUR L’EOLIEN

    Le vrai / faux sur l’éolien terrestre :

    www.ecologie.gouv.fr

    ADEME, l’éolien en 10 questions :

    www.ademe.fr

    L’ÉQUIPE PROJET

    N’hésitez pas à nous contacter :

    Thomas Derenne (ECDF) : t.derenne@ecdf.fr

    Maël Meralli Ballou (SEPALE – Corfu Eole) : m.meralli@sepale.com